El día de los muertos

Les élèves des classes de 6ème bilangue ainsi que toutes les classes de 4ème de Madame Gutierrez ont travaillé sur une séquence :«  la fête des morts au Mexique ». L’intérêt porté pour les activités, fabrication de cempasuchils, travail sur des chansons, étude de différents documents : film Coco, Biographie de Frida Kahlo, analyse des autoportraits de la peintre, enregistrements vidéos et réalisation d'un « altar » au collège ont été source d'enthousiasme et de motivation durant le mois de novembre.

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LA FÊTE DES MORTS AU MEXIQUE

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la fête des Morts au Mexique est très joyeuse. Cela est dû aux croyances mexicaines qui disent que la mort n'est qu'une étape de la vie. Dans les maisons, les Mexicains croient que, lors de la fête des Morts, les défunts reviennent dans leurs maisons. Pour cela, les familles doivent préparer leur maison, elles construisent des « autels » : « altares » sur lesquels elles mettent des photographies des morts, des bougies, un peu de nourriture, du pain de mort, de l'eau, de l'alcool, de l'encens et beaucoup de fleurs.

“Día de los muertos” (Jour des morts en espagnol) est la coutume la plus célébrée au Mexique. C’est une fête traditionnelle où sont réunis le monde réel, celui des Hommes sur Terre, et le monde imaginaire, celui des morts.

Le Jour des morts est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco.

Pendant deux jours, le 1 et le 2 novembre, le Mexique se transforme. Les familles se rassemblent, pour les Mexicains, il s'agit de recréer une connexion avec les amis, les proches et les ancêtres décédés en mêlant le souvenir et la célébration festive": "On mange des squelettes en sucre pour se souvenir que la mort n'est pas une fin amère mais une douce continuation du cycle de la vie".

La calavera « CATRINA », figure extrêmement populaire. Née sous la plume de l'illustrateur mexicain José Guadalupe Posada en 1910, il s'agit d'un squelette féminin, devenu au cours de la révolution mexicaine entre 1910 et 1920, une figure centrale de la culture du pays. Sous les traits de ce squelette et de son chapeau très chic était représentée la femme du président contesté Porfirio Diaz. La révolution qui conduit à la redécouverte de l'héritage pré-hispanique rétablit aussi la figure du squelette comme symbole du cycle de la vie. Catrina traverse les années, symbolisant "l'indépendance culturelle des Mexicains face à l'élite euro-centrée". Elle sert à rappeler que la mort touche tout le monde, peu importe les différences sociales.

« El culto a la vida, si de verdad es profundo y total, es también culto a la muerte.Ambas son inseparables. Una civilización que niega a la muerte acaba por negar a la vida »
« Le culte de la vie, s’il est vraiment profond et total, est aussi le culte de la mort. Les deux sont inséparables.Une civilisation qui nie la mort finit par nier la vie ». Octavio Paz, “Todos Santos Día de Muertos”, El laberinto de la soledad, 1950.

Le « CEMPASÚCHIL »: il s’agit de la fleur de saison. Au Mexique, on l’utilise comme décoration et comme offrande le jour des morts. Le rituel consiste à déposer les pétales de cette fleur au sol pour marquer le chemin que doivent suivre les âmes des défunts jusqu’aux autels érigés en leur honneur par leur famille. La couleur jaune/orange éclaire comme le soleil et aide les défunts à ne pas se perdre.

Le mot « cempoalxúchitl » vient de la langue nahuatl (langue indigène du Mexique, toujours parlée par 1,5 millions de personnes) qui signifie fleur aux 20 pétales.

Sur l'autel, les éléments indispensables sont l’encens( el incienso) et les bougies (las velas) sont indispensables. La fumée qui se répand dans l’air, entre la terre et le ciel, permet la communication avec les dieux et se débarrasse des mauvais esprits . La nappe blanche, le sel et l'eau symbolisent la pureté et la joie. Le papier piqué (el papel picado) souvent découpé en formes de tête de mort ou de squelette, représente la joie de vivre. La couleur mauve ou rose foncé signale le deuil chrétien, tandis que la couleur orange est réservée au deuil aztèque. Les photos et les objets ayant appartenu aux défunts sont également placés sur l’autel. Le pain des morts  « El pan de muertos » est une brioche saupoudrée de sucre et à la fleur d'oranger. Il est consommé exclusivement pour la fête des morts, la forme rappelle le crâne humain. Les objets qui représentent le métier du défunt sont déposés sur l'autel, les pinceaux rappeleront que « Frida KAHLO » fut une grande artiste.